Remodelage osseux: Processus lent, renouvelant les os en permanence: des cellules viennent grignoter l'os existant (résorption), d'autres en fabriquent du nouveau. La résorption finit par prédominer sur la formation avec l'âge, ce qui explique la survenue de l'ostéoporose
Supination: Mouvement de rotation du coude qui ouvre la main vers l'extérieur.
Qu'est-ce qu'une infiltration?
Il s'agit de l'administration locale, par injection, d'un médicament destiné à
agir au contact de votre lésion rhumatologique, par exemple:
-autour d'un tendon pour une tendinite;
-dans la cavité articulaire pour une arthrose ou une arthrite inflammatoire;
-au niveau de la colonne vertébrale pour une lombalgie ou une lombosciatique.
Ainsi le traitement appliqué directement au sein des lésions ou à leur proximité
immédiate, éventuellement avec l'aide de la radiologie, aura une action
thérapeutique bien plus efficace qu'un traitement par voie générale (qui peut
néanmoins vous être prescrit à titre complémentaire).
Médicaments ayant principalement un effet anti-douleur.
Dans cette catégorie se classent les produits les plus sûrs: aucun effet
secondaire grave à redouter. Beaucoup sont en vente libre. Ceux qui ne le sont
pas ne sont pas plus dangereux pour autant. C'est pour que le médecin puisse
prescrire des trucs que vous n'aurez pas essayé! Les différentes spécialités
commerciales contiennent généralement un médicament unique. C'est la forme et le
dosage qui varient. La référence est le paracétamol. Vu le nombre de
boîtes déjà avalées par les populations, son innocuité est garantie. Même les
allergies sont exceptionnelles. Attention pourtant, il y a une dose limite à ne
pas dépasser, sinon vous pouvez faire une hépatite très grave. La dose maximale
a été récemment augmentée à 4 grammes par jour. Vous pouvez prendre jusqu'à 2
comprimés à 500 milligrammes toutes les 4 heures dans la journée, sans dépasser
8 comprimés par 24 heures.
Les anti-inflammatoires à faible dose (ibuprofène, naproxène) sont vendus
comme antalgiques. Ce sont les plus utilisés en Amérique du Nord, tandis que le
paracétamol est plus populaire en France. Ils ne sont pas complètement dénués
d'effets sur l'estomac, mais le risque est minime, ce qui les a autorisés à la
vente libre.
L'aspirine doit être classée à part. C'est un excellent médicament. Pour
beaucoup il va être plus efficace que les antalgiques de niveau 2. Il est en
vente libre. Le calmant idéal? Malheureusement ses risques digestifs sont bien
connus. Quelques-uns vont se faire un trou dans l'estomac. Son effet est rapide
mais pas très prolongé, ce qui peut favoriser les abus (survenue de vertiges et
de bourdonnements d'oreille). La dose maximale est de 1 gramme 4 fois par jour
mais il vaut mieux rester à 3 grammes par jour et espacer les prises d'au moins
5 ou 6 heures. Les autres ennuis de l'aspirine sont les allergies et les
saignements facilités. En pratique elle a reculé comme médicament de 1ère
intention derrière le paracétamol et l'ibuprofène, mais reste une référence pour
son efficacité. Elle a été trop décriée dans les médias, peut-être parce que ce
n'est plus un produit très rentable et que les laboratoires préféreraient voir
utilisés des nouveautés commercialement plus intéressantes. Nos conseils: si
vous avez déjà utilisé l'aspirine sans souci, prenez-en pour les douleurs
occasionnellement vives. C'est moins un traitement des douleurs continues à
cause de son effet bRéf. Soyez prudent en période de grand stress (principal
moteur des ulcères) et à partir de la soixantaine. Utilisez éventuellement une
protection pour l'estomac si vous l'employez régulièrement
Contrairement aux précédents, les antalgiques de niveau
2 sont majoritairement des associations de médicaments: on additionne le
paracétamol, référence du rapport efficacité/innocuité, à un produit agissant
sur le système nerveux central, comme la morphine mais sans les risques de
dépendance. Le plus prescrit (et générique) est le dextropropoxyphène-paracétamol.
L'association opium-paracétamol a aussi un très bon rapport
efficacité/tolérance. Enfin le tramadol est le plus récent, le seul disposant de
comprimés à libération prolongée (1 pour 12 heures) mais le plus mal toléré. Les
effets indésirables sont dose-dépendants: somnolence, étourdissements,
constipation. Vous ne les testerez pas juste avant de prendre le volant. La
susceptibilité individuelle à ces produits est très variable. En première
prescription, votre médecin utilisera généralement un des 2 premiers produits,
réservant le tramadol aux résultats insuffisants.
Il peut exister une véritable dépendance vis à vis de ces calmants, surtout chez
les personnes âgées. S'agit-il d'une dépendance à l'effet? On a mal partout à
cet âge. Est-ce l'idée qu'on ne peut pas vivre sans une pilule pour calmer?
C'est très fréquent chez les plus anxieux. Est-ce une vraie dépendance vis à vis
du cousin de la morphine qu'ils contiennent? C'est rare, et il n'y a jamais en
fait de difficulté à arrêter brutalement. En pratique la dépendance associe ces
différents motifs à des degrés divers. Si vous voulez vraiment savoir si le
médicament est encore utile, théoriquement il faut non pas l'arrêter mais le
remplacer par un placebo. Mais vous trouverez difficilement des placebos
d'aspect similaire
Dernière mise à jour. 2011/03/14
mod° 3