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L’algodystrophie (ou syndrome douloureux régional complexe de type 1, SDRC 1)
est une complication imprévisible qui peut survenir après n’importe quel
traumatisme de la main ou du poignet, même mineur, et après n'importe quelle
intervention chirurgicale sur la main, même mineure.
Sa fréquence de survenue après une intervention chirurgicale, mal connue, est
très variable ; ainsi, après une intervention pour maladie de Dupuytren,
LES SIGNES de l’algodystrophie de la main sont appréciés par rapport à la main
saine. Ils évoluent dans le temps. Ils associent d’une façon inconstante et
variable :
1. Une douleur, qui débute souvent de façon brutale après un intervalle libre de
quelques jours à quelques semaines après l’intervention. Cette douleur est
diffuse, dans un territoire qui n’est pas celui des nerfs sensitifs. Elle est
profonde, et touche les articulations des doigts. Elle est souvent à type de
brûlures ou de décharges électriques, et elle augmente à la moindre stimulation,
au chaud ou au froid, aux émotions, aux mouvements. Certains cas d’algodystrophie
sont cependant indolores.
2. Une impotence fonctionnelle de la main, avec une réduction de la mobilité
articulaire, qui est due à la douleur au début, mais qui comporte secondairement
un risque d’enraidissement articulaire.
3. Des modifications de la peau et des tissus mous, avec
Un œdème de la main, qui gonfle
Des troubles de la coloration de la peau, qui peut être rouge, ou pâle ou
légèrement bleutée
Des troubles de la température de la peau, avec une main chaude ou froide
Des troubles de la sudation, à type d’excès de transpiration (hyperidrose) puis
de sécheresse de la peau (anidrose)
Des troubles trophiques de la peau (atrophie cutanée ou graisseuse), des ongles,
des poils (hypertrichose au début, puis disparition des poils).
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Exemple d'algodystrophie
mineure. 3 mois après intervention pour syndrome du
canal carpien, l'aspect de la main droite est encore
rouge, oedémateux et luisant, avec des douleurs de
la région de la paume. |
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La radiographie de la main peut montrer des signes d’ostéoporose et de
déminéralisation des os de la main. En fait, elle est inutile au diagnostic
précoce, car ces signes sont inconstants et, lorsqu’ils existent, ils
n’apparaissent que de façon tardive.
La scintigraphie osseuse de la main est l’examen complémentaire le plus utile
pour confirmer précocement le diagnostic d’algodystrophie. Cet examen consiste à
injecter dans une veine du pli du coude un produit radioactif (contenant du
technétium) qui se fixe sur les os. Les mains sont alors photographiées par une
gamma-caméra spéciale, en 3 temps : d’abord au moment de l’injection (pour
étudier la vascularisation), puis dans les minutes qui suivent (pour étudier les
tissus mous), puis quelques heures après (pour étudier les os). En cas d’algodystrophie,
la main atteinte fixe plus de produit radioactif que la main saine.
2. La rééducation a pour but d’éviter les enraidissements articulaires. Le
principe de base est d’entretenir la mobilité des articulations sans entraîner
de douleurs ni augmenter celle qui existe. De nombreux moyens sont utilisables
pour cela :
Bains alternés ou « écossais » (chaud et froid)
Thermothérapie par le chaud (infrarouges, paraffine) et le froid (eau glacée)
Électrothérapie (basses fréquences, ionisations)
Pressothérapie
Massages et mobilisations articulaires douces
Ergothérapie
Orthèses de repos et orthèses
dynamiques
Mise en charge active progressive du membre supérieur (brossage, port de
charges) (retour
à la main)
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