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La bursite est
une inflammation des
bourses séreuses d'une
articulation, souvent provoquée par une
sollicitation répétitive de l'articulation ou des
tendons environnants. |
Comme leur nom l’indique, les troubles
musculosquelettiques concernent les
muscles et les os, mais aussi
les divers tissus qui les relient et
assurent la flexibilité et la solidité
des articulations. Nous décrivons ici
les éléments qui composent les
articulations mobiles, c’est-à-dire les
grandes articulations qui permettent des
mouvements étendus (genou, cheville,
coude, épaule, hanche, etc.), et non pas
celles qui sont fixes (par exemple, le
sacrum) ou semi-mobiles (par exemple,
les vertèbres).
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Le cartilage articulaire :
type de tissu conjonctif nacré et
lisse, non vascularisé, qui recouvre
les extrémités osseuses de toutes
les articulations mobiles.
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La capsule articulaire :
enveloppe fibreuse et élastique qui
entoure et délimite les
articulations mobiles. Les capsules
articulaires contribuent, avec les
ligaments, à maintenir en contact
les structures de l’articulation et
à en assurer la stabilité.
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La membrane synoviale :
membrane qui tapisse la face interne
de la capsule des articulations
mobiles. La synoviale forme des
replis et a pour fonction de nourrir
et lubrifier les surfaces
articulaires en produisant un
liquide semblable au blanc d’œuf,
le liquide synovial.
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Les ligaments articulaires :
tissus conjonctifs fibreux
blanchâtres, très résistants et
élastiques. Les ligaments unissent
les os entre eux.
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Le ménisque :
petite structure fibrocartilagineuse
ayant la forme d’un croissant (du
grec mêniskos = croissant),
située entre deux surfaces
articulaires mobiles (les plus
importants se retrouvent dans le
genou et la mâchoire). Le ménisque
forme un coussin dans
l’articulation, qui permet le
contact intime entre les surfaces et
le glissement de l’articulation,
tout comme l’amortissement des
impacts.
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Les bourses séreuses :
petites poches closes constituées de
tissu conjonctif remplies de liquide
synovial. Les bourses sont fixées
aux os à proximité des articulations
et empêchent le contact direct entre
un os et un tendon, par exemple.
Ainsi, elles facilitent le
glissement des structures et
permettent d’amortir les mouvements.
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Les tendons :
bandelettes de tissus fibreux peu
innervées (absence ou quasi-absence
de nerfs) et peu ou pas
vascularisées (absence de vaisseaux
sanguins), qui relient les muscles
aux os qu’ils doivent mouvoir.
Impact des mouvements répétitifs
Bien qu’un accident ponctuel (effort
exceptionnel pour soulever un objet
lourd, torsion extrême, etc.), une
maladie dégénérative (arthrite
rhumatoïde, arthrose, etc.) ou une
infection puissent causer des dommages à
l’un ou l’autre de ces tissus, la cause
la plus fréquente des troubles
musculosquelettiques demeure la pratique
de mouvements répétitifs. Ces mouvements
provoquent des traumatismes légers qui,
à la longue, finissent par endommager
les tissus qui relient les muscles au
squelette.
La tendinite ou inflammation d’un tendon
est une manifestation courante de ce
type de problème. À force de répéter les
mêmes mouvements, une partie de l'os
frotte sur un tendon et provoque des
lésions plus ou moins importantes.
En tardant à soigner adéquatement une
tendinite, on risque de causer des
dommages aux divers tissus et organes
qui se trouvent à proximité. Ainsi, une
tendinite pourra se compliquer :
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en bursite : l’inflammation
d’une bourse séreuse;
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en synovite : l’inflammation
d’une membrane synoviale;
-
en ténosynovite :
l’inflammation du tendon et de la
membrane synoviale;
-
en capsulite : l’atteinte de
l’ensemble de la capsule
articulaire, qui provoque un blocage
de l’articulation.
Il peut arriver aussi que le ou les
tissus atteints compriment et irritent
certains nerfs, comme c’est le cas pour
le
syndrome du canal carpien.
À la limite, une tendinite non soignée
pourra entraîner une élongation, un
arrachement ou une déchirure d’un
tendon, d’un muscle ou d’un ligament
(entorse) et divers dommages
potentiellement irréversibles aux tissus
qui entourent les articulations. Lorsque
la tendinite s’installe de manière
chronique, un phénomène d’adaptation
corporelle causant divers déséquilibres
structurels peut occasionner des
problèmes dans d’autres parties du
corps.
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